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Projets de stages d'été

Les professeurs du département offrent la possibilité de faire des stages de recherche au sein de leur groupe. Vous trouverez ici la liste, non exhaustive, des stages offerts. La date de la dernière mise à jour du projet est indiquée à la fin de la description afin de vous aider à évaluer l'actualité du projet.

Physique des plasmas

Luc Stafford :

  • Modification par plasma d'une photorésine utilisée dans la fabrication des MEMS

Dans le cadre d'une collaboration avec la compagnie Dalsa Semiconducteurs, nous nous intéressons à l'étude de la modification d'une nouvelle photorésine négative utilisée dans la gravure par plasma de semiconducteurs destinés à des applications MEMS. Le projet consiste en l'étude de l'influence de diverses espèces actives du plasma (en particulier les ions positifs, les rayons UV et les atomes métastables) sur les propriétés chimiques et structurales de la résine après traitement. Ce projet fera appel à divers diagnostics du plasma (en particulier la spectroscopie optique d'émission et d'absorption ainsi que la sonde de Langmuir) ainsi que des mesures de microscopie électronique à balayage (MEB) et de spectroscopie des électrons Auger.

  • Mesures TALIF au voisinage d'échantillons de bois

Depuis 2 ans, nous nous intéressons à la fonctionnalisation du bois par traitement plasma. Afin de mieux comprendre le rôle de chaque espèce active du plasma dans les mélanges N2/O2, nous désirons mettre en place un montage de fluorescence induite par laser à deux photons (TALIF). Dans ce projet, l'étudiant contribuera à la mise en place du montage et à son application à la mesure de la distribution spatiale des atomes d'oxygène et d'azote au voisinage de divers substrats de bois.


Joëlle Margot :

  • Quantification d'azote atomique dans une décharge capacitive tubulaire

Actuellement, on utilise les décharges capacitives tubulaires principalement pour générer des plasmas froids d'hélium. Autant à pression atmosphérique (en jet de plasma) qu'à pression réduite, elles peuvent servir à produire des espèces excitées à l'extérieur de la zone de décharge. De la sorte, on peut l'utiliser pour diverses applications comme la médecine et la science des matériaux. Le stage proposé consisterait d'une part, à caractériser la décharge capacitive tubulaire lorsque l'hélium est remplacé graduellement par un gaz d'azote, et d'autre part, à quantifier la présence d'azote atomique dans la décharge et la post-décharge. Cette seconde partie sera accomplie en utilisant principalement des techniques spectroscopiques comme l'actinométrie et le titrage. (mise à jour : 2017-02-04)


Hamdan Ahmad

  • Décharge nanoseconde dans un liquide diélectrique

En appliquant une impulsion courte (50-500 nanosecondes) positive ou négative sur une électrode immergée dans un liquide diélectrique, on est capable de générer un plasma par ionisation directe du liquide. Le plasma généré a des propriétés relativement nouvelles et mal connues. Dans ce projet, en travaillant avec d’autres scientifiques, l’étudiant effectuera des mesures électriques et optiques (imagerie et spectroscopie d’émission) pour découvrir la nouvelle physique des plasmas dans les liquides.

  • Plasma d’air en contact avec un liquide

L’interface plasma-liquide est un milieu extrêmement réactif à travers lequel il a un échange des espèces réactives. Bien que la caractérisation d’un tel interface reste un défi dans le domaine plasma-liquide, une compréhension fondamentale des mécanismes physico-chimiques est essentielle pour optimiser le système vers une application donnée. Par exemple, pour dépolluer l’eau, il est important de former les radicaux OH via la dissociation de l’eau et ensuite optimiser leurs transports vers la phase liquide pour dégrader les polluants. L’étudiant intéressé par ce sujet, en travaillant avec des scientifiques, contribuera à l’étude de la physique d’un plasma en contact avec un liquide, l’interface plasma-liquide ou encore la phase liquide après traitement par plasma.

  • Décharge électrique dans des bulles dans un liquide

Les plasma multiphasiques est un domaine de recherche relativement nouveau et a beaucoup de potentiel pour des applications technologiques. Dans ce projet, notre intérêt est de générer un plasma dans des bulles de gaz dans un liquide. Les avantages de cette approches sont énormes, par exemple, les propriétés d’un plasma dans la bulle peuvent être modulées suivant la nature du gaz à l’intérieur de la bulle. Ensuite, les réactions physicochimiques entre le plasma et le liquide deviennent ajustables. En travaillant avec des scientifiques, l’étudiant étudiera une nouvelle physique des plasmas multiphasiques. En utilisant des caméras ultra-rapides, des sondes électriques et des spectromètres, les propriétés fondamentales des plasmas multiphasiques seront étudiées.

Astrophysique

Pierre Bergeron :

  • Étude des propriétés atmosphériques des étoiles naines blanches

Les étoiles naines blanches représentent le dernier stade évolutif de plus de 97% des étoiles dans la Galaxie, y compris notre Soleil. Ayant épuisé les sources d'énergie nucléaires en leur centre, les naines blanches se refroidissent tranquillement sur des périodes de temps de plusieurs milliards d'années. Elles possèdent une masse comparable à celle du Soleil mais dans un volume égal à celui de la Terre, ce qui en fait donc des objets extrêmement compacts dont la densité est un million de fois celle du Soleil. L'étude de ces cadavres stellaires et la détermination de leurs paramètres fondamentaux tels leur température, leur masse et leur composition chimique nous renseignent non seulement sur la nature de ces étoiles, mais aussi sur le lien évolutif avec les étoiles qui les ont engendrées. La méthode la plus précise utilisée pour mesurer les paramètres fondamentaux des étoiles naines blanches consiste à comparer en détail les données spectroscopiques, c'est-à-dire la distribution du flux en fonction de la longueur d'onde, avec les prédictions théoriques obtenues à partir de modèles d'atmosphère, une méthode peaufinée depuis des années à l'Université de Montréal. Le but de mes projets est d’utiliser différents types de données d’observation (mesures photométriques, spectroscopiques, etc.) et de les comparer aux prédictions théoriques obtenues de calculs détaillés de modèles d’atmosphère (en particulier à partir de nouveaux modèles hydrodynamiques tridimensionnels) afin de mesurer les propriétés fondamentales de ces étoiles naines blanches, telles leur température, gravité de surface, masse, composition chimique, etc., et ainsi mieux comprendre leur nature et leur évolution.


Paul Charbonneau :


René Doyon :

  • Recherche de Naines Brunes à partir du Relevé de Mouvement Propre SIMP


Patrick Dufour :

  • Modélisation spectrale d'étoiles naines blanches

Les étoiles de type DQpec sont des naines blanches froides polluées par du carbone. Présentement, le spectre de ces étoiles est particulièrement mal compris et modélisé, puisqu'elles ont une atmosphère dense où les espèces atomiques et moléculaires interagissent de manière complexe. Ce projet a pour but de modéliser l'absorption induite par les collisions de carbone moléculaire avec des atomes d'hélium dans l'atmosphère de ces étoiles. Pour ce faire, l'étudiant(e) réalisera des simulations sophistiquées de dynamique moléculaire ab initio sur le super-ordinateur du groupe de naines blanches, puis incorporera ses résultats dans un code d'atmosphère stellaire afin de procéder à une comparaison avec les spectres observés. (mise à jour: 2017-02-04)


Julie Hlavacek-Larrondo :

  • Projet 1 : Trous noirs supermassifs: sculpteurs de galaxies

Les images rayons X du télescope Chandra de la NASA ont montré que la structure du gaz chaud dans les galaxies est complexe: il n'est pas uniforme, mais peut souvent contenir des régions de gaz appauvries qui ressemblent à des cavités ou bulles. Ces cavités sont des fosses gigantesques creusées par les jets supersoniques du trou noir supermassif central. Elles contiennent une quantité d'énergie phénoménale qui peut théoriquement détruire en entier la galaxie. L'objectif de ce projet sera d'analyser les images rayons X de la galaxie NGC 4125. Cet objet a été observé pendant 20 heures avec le télescope Chandra, ce qui permettra d'obtenir des résultats de hautes qualités. Durant le stage, le rôle de l'étudiant(e) sera de réduire et d'analyser l'ensemble des données, d'identifier les cavités à partir des images, et finalement, de produire un article scientifique à titre de premièr auteur. L'étudiant(e) sera supervisé(e) par Julie Hlavacek-Larrondo et Mar Mezcua, mais fera aussi partie d'un groupe de recherche dynamique. (mise à jour: 2017-02-01)

  • Projet 2 : À la quête des mystérieux trous noirs supermassifs binaires

Lorsque deux galaxies fusionnent, elles peuvent déclencher une activité importante de la part des trous noirs supermassifs centraux. La théorie prédit - que dans la dernière étape de la fusion - une paire de trous noirs supermassifs (BH) devrait se former. Par conséquent, l'identification et la caractérisation de ces trous noirs supermassifs *binaires* dans un stade de fusion évolué sont extremement importants en astrophysique. Pourtant, très peu de ces objets ont été identifiés. Le but de ce projet est d'analyser des nouvelles données prises avec le télescope rayons-X Chandra, ainsi que des données du télescope William Herschel, dans le but de découvrir des nouveaux systèmes de trous noirs supermassifs binaires. Le but ultime est d'étudier le lien entre les fusions et l'activité déclenchée dans ces trous noirs. Durant le stage, le rôle de l'étudiant(e) sera de réduire et d'analyser l'ensemble des données et de produire un article scientifique à titre de premier auteur. L'étudiant(e) sera supervisé(e) par Julie Hlavacek-Larrondo et Mar Mezcua, mais fera aussi partie d'un groupe de recherche dynamique. (mise à jour : 2017-02-01)


David Lafrenière :

  • Détection et caractérisation d’exoplanètes

Mon groupe de recherche travaille sur la détection et la caractérisation d’exoplanètes en utilisant plusieurs instruments opérant aux longueurs d’onde visibles et infrarouges installés sur de grands télescopes au sol et dans l’espace. Au niveau de la détection, l’accent est actuellement mis sur la recherche et la confirmation de transits d’exoplanètes par observations photométriques à haute précision. Au niveau de la caractérisation, nous utilisons principalement la technique de spectroscopie de transit à moyenne et à très haute résolution spectrale pour sonder la composition et plusieurs autres propriétés (température, nuages, vents) des atmosphères d’exoplanètes. En plus des analyses scientifiques de nos données d’observations, nous travaillons aussi constamment à l’amélioration de nos algorithmes et de nos outils d’analyse en y intégrant des approches novatrices. Des projets de recherche sur ces différents sujets sont disponibles pour des étudiants au baccalauréat.


Daniel Nadeau :


Jonathan Gagné :

Jonathan Gagné s'intéresse à plusieurs sujets de recherche en lien avec les étoiles jeunes, les naines brunes et les exoplanètes, en particulier dans le voisinage immédiat du Soleil, à moins de 200 parsec ou environ 650 années-lumière de nous. Par exemple, son équipe étudie les associations d'étoiles jeunes pour mieux comprendre la structure et l'évolution des étoiles, des naines brunes, des exoplanètes et même des naines blanches qu'on peut y trouver car ces associations jeunes sont de rares exemples où on peut déterminer précisément l'âge d'objets astrophysiques. L'étude de ces associations jeunes a aussi révélé qu'elles contiennent des objets de masse aussi petite que les exoplanètes géantes gazeuses, mais qui ne sont pas en orbite autour d'une étoile. Ces objets, parfois appelés "planemo" pour "planetary-mass object", sont d'origine incertaine mais ont des températures, rayons, masses et propriétés atmosphériques similaires aux exoplanètes géantes. On peut y trouver par exemple des variations de brillance dues à la météo changeante à leur surface. Jonathan et son équipe étudient aussi ces objets pour mieux comprendre les atmosphères d'exoplanètes géantes dans une situation où elles nos instruments ne sont pas aveuglés par une étoile-hôte.

Physique des particules

Jean-François Arguin :

  • Apprentissage profond pour l’analyse des données du Grand collisionneur de hadrons (LHC)

Le Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN collisionne des protons à 99.999999% de la vitesse de la lumière ce qui permet de reproduire les conditions de l’Univers une fraction de seconde après le Big Bang. Il a été utilisé pour découvrir le boson de Higgs en 2012. Malgré l'énorme succès du Modèle Standard de la physique des particules à décrire les résultats expérimentaux, il est clair que celui-ci n’est pas la théorie ultime de l’Univers puisqu’il ne peut expliquer, par exemple, l'existence de la matière sombre. Les données du LHC sont complexes et abondantes de telle sorte qu’elles sont un terreau fertile pour l’application de l’apprentissage profond, la technique d’intelligence artificielle la plus prometteuse de nos jours. Il y a deux projets disponibles sur ce sujet: (1) l’identification des électrons par apprentissage profond et (2) la recherche de nouvelle physique dans les données du LHC par technique de détection d’anomalie. Ces projets ne nécessitent pas de connaissances préalables en apprentissage profond.


Georges Azuelos :


Claude Leroy :

  • Projet TIMEPIX au RJAL (peut prendre 2 étudiants)

Le projet porte sur le détecteur TIMEPIX au silicium à pixels (256x256 pixels, ayant chacun une aire de 55 x 55 µm2). L'épaisseur de la couche de silicium est de 300 µm. Le détecteur TIMEPIX est un détecteur à seuil. Grâce à sa fonction ToT (Time-over-Threshold, temps durant lequel le signal est au-dessus du seuil) le détecteur TIMEPIX permet de mesurer l'énergie déposée dans chaque pixel par une radiation incidente. Une particule frappant le détecteur va y laisser une trace formée par l'activation de un ou plusieurs pixels. Les données sont enregistrées sous la forme d'images appelées " cadres " qui affichent le statut de tous les pixels (65536) après un temps d'exposition donné à la radiation incidente. Différentes formes d'amas de pixels illuminés par la radiation incidente sont visibles comme traces dans les " cadres " enregistrés. La forme d'une trace est caractéristique du type de particule, de son énergie, de son angle d'incidence et de la nature de son interaction dans le silicium. Un code d'analyse a été écrit et développé par notre groupe qui permet de reconnaitre les formes de traces et associer ces formes à des types de particules. Le projet demande à ce que l'étudiant applique ce code d'analyse à des données prises avec des faisceaux de protons et de particules alpha produits par l'accélérateur tandem du RJAL et des sources radioactives (émettant des électrons, particules alpha, photons). Le but du projet pour l'étudiant est de participer à l'achèvement du programme de caractérisation des détecteurs TIMEPIX en vue de leur opération dans le détecteur ATLAS au CERN. En effet un réseau de ces détecteurs Timepix a été installé dans le détecteur ATLAS et prend des données dans le cadre du " Run II " qui a débuté en juillet 2015. Ce projet peut accueillir un deuxième étudiant qui pourrait étudier la calibration du détecteur TIMEPIX avec une source (241Am) de particules alpha afin de convertir les mesures ToT en unités de nombre de coups en des mesures en unités d'énergie en keV, ce qui est nécessaire pour la reconstruction dans le volume entier du TIMEPIX des traces en 3D et de l'effet de partage de charge dû à l'étalement latéral des porteurs de charges créés par l'interaction d'une particule ionisante dans la couche de silicium du TIMEPIX. Des détecteurs Timepix basés sur le GaAs et le CdTe comme matériaux sensibles sont aussi utilisés par notre groupe depuis mai 2015 et les étudiants intéressés peuvent participer aux études de caractérisation avec faisceaux et sources en vue du développement d'un réseau de détecteurs GaAs pour ATLAS et CdTe pour des applications d'imagerie médicale.


David London :

  • La Nouvelle Physique

Le modèle standard (MS) de la physique des particules explique presque toutes les données obtenues jusqu’à présent. Il n’y a pas de doute qu’il est correct. Cependant, le MS n’est pas complet. Il n’y a pas d’explication des petites masses des neutrinos. Il ne contient pas de la matière sombre, qui constitue la majorité de la matière dans l’univers. Il n’explique pas l’asymétrie baryonique de l’univers. Pour toutes ces raisons et d’autres, nous croyons qu’il doit y avoir de la physique au-delà du MS. Presque toute la recherche en physique des particules, que ce soit expérimental ou théorique, cherche à trouver cette nouvelle physique.

Ce projet d’été vise à examiner une piste de recherche de la nouvelle physique. Comme les possibilités de la nouvelle physique évoluent constamment, je ne peux pas préciser le sujet du projet. Mais il impliquera la recherche de la nouvelle physique.


Richard MacKenzie :


Manu Paranjape :


Viktor Zacek :

  • Localisation d'événements dans les detecteurs PICASSO pour la recherche des particules candidates de la matière sombre

Le projet PICASSO utilise des détecteurs de gouttelettes à liquides surchauffés. L'interaction du rayonnement avec les gouttelettes métastables induit une transition de phase qui peut être détecté par des capteurs piézoélectriques. Une triangulation similaire à celle du GPS permet une localisation précise au mmm près des événements dans le détecteur. Le système de lecture est fonctionnel ainsi que des logiciel d'analyse. But du projet est d'améliorer l'efficacité de reconstruction ainsi que d'améliorer la précision de localisation.

Matière condensée

Andrea Bianchi :

  • Croissance et caractérisation des aimants fortement frustrés et identifications des états fondamentaux des nouveaux états quantiques


Michel Côté :

  • Analyse d'isolants topologiques et de matériaux corrélés à l'aide de méthode ab initio

Le sujet de ce projet de recherche est les isolants topologiques. Ces nouveaux matériaux sont une nouvelle classification des isolants pour lesquels la structure électronique démontre une topologie non triviale. Plusieurs candidats de matériaux ont déjà été identifiés et certains ont même été caractérisés expérimentalement.

Le but de ce projet sera de se familiariser avec la méthode du calcul des phases de Berri dans un contexte de calcul de structure électronique. À l'aide de la méthode de la théorie de la fonctionnelle de la densité, il est possible de calculer les propriétés voulues. Il est essentiel d'impliquer le couplage spin-orbite et le calcul de polarisation.


Normand Mousseau :

  • Étude des mécanismes d'évolution de la silice bidimensionnelle

Les matériaux bidimensionnels sont une nouvelle classe de matériaux associés avec des phénomènes fascinants. Si on entend beaucoup parler du graphène, de nombreux autres matériaux bidimensionels ont aussi été découverts récemment, incluant des matériaux désordonnés comme la silice ultra-fine. L'objectif du stage est d'étudier la cinétique de création de défauts dans la silice ultra-fine afin de comprendre les mécanismes de diffusion à l'échelle atomique. La stabilité thermodynamique sera aussi considérée dans le cas d'un écart à la stœchiométrie. Les deux études seront réalisées avec des méthodes uniques développées dans mon groupe pour suivre l'évolution de ces systèmes au niveau atomique sur des temps macroscopiques. Les résultats issus des simulations seront comparés à quelques calculs quantiques (réalisées en collaboration avec Pascal Pochet à Grenoble, voir [1]) ainsi qu'aux récentes observations par microscopie électronique à transmission à l'Université de Cornell [2].

[1] Degenerate epitaxy-driven defects in monolayer silicon oxide on ruthenium, S. Mathur, S. Vlaic, E. Machado-Charry, A. Vu, V. Guisset, P. David, E. Hadji, P. Pochet, and J. Coraux, Phys. Rev. B Rapid Comm. 92 161410 (2015)

[2] Imaging Atomic Rearrangements in Two-Dimensional Silica Glass: Watching Silica's Dance, Huang, P. Y., Kurasch, S., Alden, J.A., Shekhawat, A., Alemi, A.A., McEuen, P.L., Sethna, J.P. Kaiser, U., and Muller, D.A., Science 342, 224-227 (2013).

(mise à jour : 2017-01-30)


Richard Leonelli :

  • Anisotropie en polarisation de la photoluminescence de semi-conducteurs

Sjoerd Roorda :

  • Modification ou analyse des matériaux par faisceaux ionique

Les accélérateurs tandem (1.7 et 6 MV) sont utilisés pour irradier des échantillons de matériaux (semiconducteur, isolant, magnétique, optique ..) avec le but de modifier ou étudier leurs propriétés. La méthode de modification, appelée implantation ionique, peut servir pour doper le matériau avec des impurétés pour créer des défauts, ou même pour rendre le matériau amorphe. L'analyse des matériaux se fait soit à l'accélérateur, souvent par RBS (Rutherford Backscattering Spectrometry) ou canalisation, soit ailleurs sur le campus dans un des laboratoires du GCM. Les détails du projet seront déterminés en début de chaque session.


François Schiettekatte :

  • Mesure de la fonction d'écrantage dans les collisions à moyenne énergie

Lors de collisions interatomiques, les atomes exercent l'un sur l'autre une force répulsive. À haute énergie (MeV), le phénomène est bien compris : c'est l'expérience de Rutherford. La collision peut être alors être traitée comme une collision noyau-noyau. Mais à plus basse énergie, la distance minimale d'approche est plus grande que le rayon moyen de l'orbitale de plusieurs électrons de coeur, et ceux-ci se trouvent à écranter la charge des noyaux. À la limite, si la distance minimale d'approche est de quelques nm, les atomes se perçoivent comme neutres et n'interagissent pas : il n'y a pas de collision.

Ce processus affecte donc significativement plein de processus comme les mesures en analyse par faisceau d'ions et les processus de pulvérisation par plasma. Or, la façon de déterminer cette fonction d'écrantage est de l'estimer par un calcul de mécanique quantique statique (solution indépendante du temps). Mais une collision est un phénomène dynamique, et dans bien des cas, la vitesse des ions est semblable à celle des électrons. Il n'est donc absolument pas clair que le calcul statique reproduit adéquatement la fonction d'écrantage.

Au cours de ce projet, l'étudiant aura à mesurer grâce à l'accélérateur Tandem le taux de collision d'ions lourds sur une feuille d'or en fonction de l'angle et de l'énergie, de manière à pouvoir comparer les valeurs obtenues à la fonction déterminée par un calcul de mécanique quantique statique. Une première étape consistera à s'assurer d'une lecture fiable de la charge incidente sur la cible, et une estimation précise de l'angle solide des détecteurs.


Carlos Silva :

  • Compression des impulsions laser ultra-brèves avec une masque de phase optique adaptive

William Witczak-Krempa :

  • Intrication comme empreinte digitale des états quantiques

L'intrication est une propriété fondamentale de la physique quantique, elle connecte de manière non-locale plusieurs particules (électrons, photons, etc). L'étude de l'intrication dans les matériaux permet de mieux comprendre ce qui se passe dans des états exotiques, disons près d'une transition de phase quantique. L'étudiant sera amené à étudier l'intrication quantique dans certaines phases quantiques, de manière analytique et numérique. Il sera familiarisé avec certains rudiments de la théorie des champs quantiques.

Biophysique

Rikard Blunck :

  • Biophysique - Fluorométrie en voltage-imposé

Les canaux ioniques dépendants au voltage sont les protéines responsables de la propagation de l'influx nerveux. Ils sont à la base de toutes les activités du cerveau ou des muscles. Dans ce projet, nous étudions comment les canaux fonctionnent. Les canaux sont construits de deux modules, le senseur de voltage et le pore qui laisse passer les ions à travers la membrane cellulaire. Nous voulons savoir comment le senseur du voltage fait pour faire ouvrir le pore lorsque le potentiel membranaire dépasse un certain seuil potentiel. Ce processus est appelé « couplage électromécanique ».

Nous faisons d'abord des mutations dans les canaux avant de les exprimer dans les ovocytes de grenouilles. En utilisant la spectroscopie de fluorescence et l'électrophysiologie nous pouvons observer le mouvement à l'intérieur de la protéine avec une précision pouvant atteindre 1 Å.

L'étudiant sera chargé de caractériser un mutant modulant le couplage électromécanique. Ce projet implique de générer la mutation, faire les mesures et analyser les résultats.

  • La spectroscopie de fluorescence en bicouche lipidique planaire

La classe des toxines formeuses de pores inclut plusieurs pathogènes comme la toxine du tétanos, de l'anthrax ou la toxine botulique (ce que l'on appelle dans la langue courant le Botox). Nous étudions les mécanismes de formation de pores par l'anthrax et par la colicin Ia. Nous utilisons le transfert résonant d'énergie de Förster (FRET). Les bicouches sont formées sur des petits chips, qui nous permettent de les observer à l'aide d'un microscope inversé. Comme ça, on peut simultanément déterminer le mouvement des toxines dans la bicouche et l'apparition du courant électrique lorsque le pore est formé. Le but de cette étude est de mieux comprendre le mécanisme de formation de pores afin de développer des stratégies pour contrer leurs effets néfastes.

L'étudiant sera chargé de caractériser le mécanisme de formation de pores observé pour des mutants spécifiques en utilisant de la spectroscopie de fluorescence dans des bicouches lipidiques planaires.

Physique médicale

Hugo Bouchard :

  • Projet en radio-oncologie

Les projets offerts sont variables et peuvent soit faire partie d'un cadre de recherche ou encore être reliés étroitement aux besoins de la clinique. Les projets ont lieu au Département de radio-oncologie (DRO) du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) où l'on traite environ 3500 patients par année avec des technologies et techniques de pointe en radiothérapie et en imagerie médicale. Notre site est le berceau du programme de physique médicale gradué de l'Université de Montréal et comporte un groupe de 20 physiciens médicaux, 3 résidents en physique médicale, 6 étudiants au PhD et 2 étudiants au MSc. Notre environnement est riche pour les étudiants, avec un laboratoire localisé directement dans la clinique parmi notre groupe multidisciplinaire. Nous possédons un des plus grands parcs d'appareils de traitement en radiothérapie au Canada, ayant étés les premiers au pays à recevoir un appareil de radiochirurgie CyberKnife en 2009 et les premiers en Amérique du Nord à acquérir un tomodensitomètre à bi-énergie en 2013.

Autres

Louis-André Hamel :


Normand Mousseau :

  • Peut-on vraiment se libérer de notre dépendance au pétrole?

Pourrions-nous abandonner les combustibles fossiles et n'utiliser que des énergies renouvelables? À l'aide d'estimations, ce projet permet d'identifier le défi que nous avons à relever et les technologies les plus susceptibles d'y parvenir.


Luc Vinet :